Améliorez votre digestion avec de saines combinaisons alimentaires

Allégez votre digestion en favorisant de saines combinaisons alimentaires

Tout d’abord, il est facile d’améliorer votre digestion et, par le fait même, votre santé en appliquant le plus souvent possible de saines combinaisons alimentaires. Quoique, cette pratique, judicieusement appliquée, a principalement pour effet d’alléger le travail ardu de la digestion, cela peut diminuer considérablement et parfois même réduire au minimum la fermentation et la putréfaction gastro-intestinales. Par conséquent, elle réduit la toxémie et ses conséquences.

Avez-vous une forte digestion?

La plupart croit que l’estomac de l’homme peut digérer sans peine toutes les combinaisons imaginables d’aliments. Or, n’est pas le cas. Certaines combinaisons alimentaires sont à éviter en tout temps. D’autres exigent une forte capacité de digestion. Quelques-unes sont acceptables ou à éviter en cas de trouble digestif. Et, une dernière combinaison est même assimilée par les digestions les plus faibles.

Nous sommes comme une éprouvette

Les aliments se comportent comme des produits chimiques. Le corps ressemble à une éprouvette dans un laboratoire de chimie. Une fois les bons éléments mis en ensemble, on peut obtenir des réactions allant de l’apaisement, comme sous l’effet d’un sédatif, à l’explosion. Plus il y a d’ingrédients qui entrent dans la composition d’un produit de supermarché confectionné par l’homme, plus on risque une mauvaise digestion.

Les aliments ne se digèrent pas tous au même rythme ni dans des milieux identiques acide ou alcalin. On peut comparer les aliments à des voitures ayant des temps d’accélération et des vitesses maximales différents. Si l’on met un véhicule lent devant un véhicule rapide sur une route à voie unique, le véhicule rapide devra ralentir pour éviter l’accident.

Transposons cet exemple au tube digestif. Les aliments à assimilation rapide viennent percuter les aliments à assimilation lente et causent un accident. Cela peut même causer une indigestion, des ballonnements et une mauvaise assimilation. L’accident se produit surtout lorsque vous mangez ces aliments au même repas.

Mangeriez-vous du tabac?

Un aliment véritable ne doit pas contenir d’éléments nuisibles. Par exemple, le tabac est une plante renfermant des protéines, des hydrates de carbone, des minéraux, des vitamines et de l’eau. Par contre, il contient de nombreux poisons qui se classent parmi les plus virulents que la science connaisse.

Voilà il en est pareil avec une pizza, elle contient aussi les trois grandes familles d’aliments, mais elle peut provoquer autant d’inconforts à moins d’avoir une digestion de béton. Il ne faut pas complètement arrêter d’en manger, mais plutôt distancer le nombre de fois que vous en mangez.

Voici les trois grandes catégories d’aliments

 1-Protéines (protides), temps de digestion 4 heures

Les aliments suivants contiennent un pourcentage élevé de protides :

  • Graines et noix (riche aussi en huile) : amande, noisette, sésame, pistache, etc.;
  • Légumineuses : arachide, soja (pas recommandé);
  • Viandes, poissons, fromages, œufs;
  • Céréales;
  • Lait (% plus faible);
2-Hydrates de carbone (glucide), temps de digestion 3 heures et de 2 heures pour légumes et graines germées

Les hydrates de carbone comprennent les amidons et les sucres. Elles se subdivisent en trois groupes : les amidons, les sucres et sirops, les fruits doux.

Amidons 
  • Arachide (cacahuète),
  • Céréales,
  • Châtaigne : fruit comestible du châtaignier,
  • Fève, haricot et pois secs (à l’exception du soja),
  • Pomme de terre :toutes variétés,
  • Potiron : c’est l’une des 5 espèces de courges les plus couramment cultivées,
  • Topinambour : cultivé comme légume pour ses tubercules riches en inuline. Ce glucide n’influence pas la glycémie des personnes diabétiques contrairement à l’amidon.
 Amidons légers (ou petits farineux) 
  • Artichaut,
  • Betterave, carotte,
  • Chou-fleur, chou-navet, chou de Siam, chou suédois,
  • Navet, rutabaga,
  • Salsifis : plantes herbacées.
Sirops et sucres

Sucres blanc, brun (cassonade), de canne, d’érable, de lait, de miel.

Fruits doux, leur digestion est de 1 heure
  • Banane,
  • Dattes, figue, petite figue, pruneau,
  • Kaki,
  • Papaye,
  • Raisin,
  • Fruits secs : poire séchée au soleil, raisin sec.
Fruits acides, leur digestion est de 30 minutes 
  • Ananas,
  • Citron, lime, orange, mandarine, clémentine, pamplemousse,
  • Grenade,
  • Kiwi,
  • Pêche acide, pomme acide, prune acide, raisin acide,
  • Framboise, groseille (baie), airelles (sous-arbrisseaux).
 Fruits mi-acides, temps de digestion est de 30 minutes
  • Abricot,
  • Bleuet, cerise douce, fraise, mûre,
  • Figue fraîche,
  • Goyave (fruit tropical), lichée, mangue, mangouste (petit fruit arrondi violacé de la taille d’une balle de golf à la peau épaisse),
  • Nectarine, pêche douce, poire, pomme douce, prune douce,
  • Papaye,
  • Tomate cerise.
Légumes verts non farineux 

Comprends toutes les couleurs de légumes, qu’ils soient vert, rouge, jaune ou blanche.

  • Ail, oignon, poireau, radis,
  • Asperge,
  • Betterave, carotte, navet,
  • Brocoli,
  • Cardon (forme voisine de l’artichaut),
  • Céleri,
  • Ciboulette, civette, chicorée, cresson, échalote, endive, épinard, laitue, oseille, persil, pissenlit, primevère, scarole,
  • Choux commun, de Bruxelles, de chine, chou-fleur, frisé,
  • Concombre, courge, courgette,
  • Haricot vert,
  • Maïs vert,
  • Moutarde,
  • Poivron doux,
  • Pousse de bambou,
Melon, la digestion est très rapide, donc à manger seul

Toutes les espèces de melons et de pastèques doivent être mangées seules.

Graisses (lipides), temps de digestion 4 à 6 heures

Toutes les graisses et huiles.

  • Avocat,
  • Beurre, crème, succédanés du beurre, suif (produit résiduel obtenu par la fonte de la graisse d’espèces animales comme le mouton et le bœuf),
  • Huile de coton, de maïs, de noix, d’olive, de sésame, de soya, de tournesol,
  • Lard,
  • Noix (la plupart),
  • Viandes grasses.

Que sont les enzymes, la fermentation, et la putréfaction?

Avant de passer à la digestion, vous avez besoin d’en apprendre un peu plus sur ce qu’est une enzyme, de la fermentation et de la putréfaction. Les enzymes sont des catalyseurs. Ils servent à réduire les aliments en des composés plus simples que peut accepter le flux sanguin et que les cellules du corps utilisent dans la formation de nouvelles cellules. De plus les enzymes de type végétal sont peu résistants à la chaleur.

https://www.patrickstemarie.com/enzymes-digestives-prevention/

Pour la fermentation, elle provient des bactéries ou ferments organiques. Ses produits, qui diffèrent de ceux de la désintégration des aliments par les enzymes, ne sont pas nutritifs mais toxiques.

La putréfaction résulte également de l’action bactérienne. Elle aussi ne procure pas de matières nutritives mais des poisons, dont certains sont très virulents.

Quelques exemples de digestion dans toute sa complexité 

Digestion de l’amidon

Débutons avec la mastication. Elle a pour but de broyer les aliments, de les réduire en parcelles minuscules et de les insaliver complètement.

Il faut souligner que seul l’amidon commence son processus dans la bouche. La salive est normalement un fluide alcalin qui contient la ptyaline, une enzyme nécessaire à la digestion de l’amidon. Elle réduit l’amidon en maltose (sucre complexe). Le maltose est ensuite travaillé dans l’intestin par la maltase qui le réduit en glucose ou sucre simple. La ptyaline a donc préparé l’entrée en jeu de la maltase qui ne peut agir directement sur l’amidon.

L’amylase est une enzyme de sécrétion pancréatique. Elle réduit aussi l’amidon et, si celle-ci échappe aux phases de la digestion buccale ou stomacale, elle peut encore être transformée en maltose et en achrodextrine. Pour conclure, cet amidon ne doit pas fermenté avant son arrivée dans l’intestin.

Une enzyme comme la ptyaline peut s’effacer s’il y a trop d’acidité dans la bouche. Ainsi, une réaction fortement alcaline peut aussi détruire la ptyaline qui ne peut agir qu’en milieu modérément alcalin. Vous devez porter attention à la façon que vous mélangez les amidons. Selon l’aliment ingéré, le suc gastrique peut aller du presque neutre au fortement acide. Ce suc contient trois enzymes : pepsine (protéine), lipase (graisses), présure (coagule le lait).

Digestion de la protéine

Par ailleurs, l’érepsine qui se trouve dans les sécrétions intestinales et pancréatiques n’agit pas sur les protéines complexes. Elle n’agit que sur les peptides et les polypeptides pour les réduire en acides aminés. Si la pepsine ne réduisait pas d’abord les protéines en peptides, l’érepsine n’agirait pas sur l’aliment protéique. Cependant, la pepsine n’agit qu’en milieu acide. Ensuite, une basse température et des boissons glacées retardent, suspendent même, son action. Quant à l’alcool, elle précipite ses effets actifs.

Il faut souligner qu’un taux de 0,25 % d’acide chlorhydrique pour la digestion de protéine détruit rapidement la lipase gastrique (digestion des graisses).

Dans un autre ordre d’idée, aussi peu qu’une à deux petites cuillères de vinaigre contiennent assez d’acide acétique pour suspendre entièrement la digestion salivaire de l’amidon.

Ensuite, les fruits acides suffisent à détruire la ptyaline et donc à suspendre la digestion de l’amidon. Finalement, à peine 0,003 % d’acide chlorhydrique suffit à suspendre l’action de la ptyaline sur les amidons ou même la détruire.

Quelques exemples plus concrets

La digestion du pain, qui contient de l’amidon et des protéines doit, une fois l’amidon digéré, envahir l’estomac d’acide chlorhydrique pour digérer les protéines.

Bien qu’un seul aliment avec des éléments nutritifs variés se digère malgré sa complexité, l’ingestion de 2 aliments aux exigences différentes et même opposées rend impossible cette adaptation précise. Toutefois, si vous mangez protéine et amidon en même temps, vous devez toujours commencer par la protéine, car le mouvement de barattage qui mélange l’aliment au suc gastrique se produit dans l’extrémité inférieure de l’estomac, tandis que l’amidon, dans la partie supérieure.

En conclusion, pour la digestion de protéine-protéine (exemple : une sauce béchamel contenant de morceaux de poulet), le suc agira plus fort sur la viande en début de digestion, alors qu’avec le lait, ce sera à la dernière heure. Donc, séparez la digestion du lait, des œufs et des différentes viandes.

Recommandations sur de saines combinaisons alimentaires 

Acide-amidon, à manger lors de repas séparés
Protéine-amidon 

L’amidon nécessite un milieu alcalin et la protéine un milieu acide. La viande doit entrer en premier et ensuite l’amidon. Dans ce cas, la protéine sera digérée dans la partie inférieure et l’amidon dans la partie supérieure de l’estomac. Idéalement, les manger lors de repas séparés.

Protéine-protéine 

La digestion efficace de deux protéines requiert de la part des sécrétions une modification et un minutage propre à chaque protéine.

Acide-protéine 

La présence d’acide dans la bouche ou dans l’estomac empêche le déversement du suc gastrique. Donc, manger à des repas séparés les acides et les protéines. Évitez tomate, citron, lime, vinaigre, fruits acides avec les protéines. L’acidité gastrique excessive empêche l’action de la pepsine nécessaire à la digestion de la protéine. Elle peut même détruire cette enzyme. Seule exception : les noix et le fromage pris avec des fruits acides puisqu’ils contiennent de l’huile et des graisses en abondance.

Graisse-protéine 

La graisse inhibe d’une manière spéciale les sécrétions du suc gastrique. La présence de graisse dans l’aliment réduit le volume de la sécrétion gastrique déclenchée par l’appétit. Diminuer la quantité de sécrétion chimique versée va ralentir l’activité des glandes gastriques. Cela abaisse la quantité de pepsine et d’acide chlorhydrique dans le suc gastrique et peut diminuer le tonus gastrique dans la proportion de 50 %. Cet effet peut durer 2 heures ou plus.

Évitez les sauces, la crème, le beurre, les huiles variées et les viandes grasses avec un repas de noix, de fromage, d’œufs et de chair comestible, car ceux-ci sont de digestion plus lente. Il faut manger séparément les gras et les protéines. Sinon, ils retardent de deux heures et plus la digestion des protéines. Cependant, l’effet de la graisse sur la digestion de la protéine peut être neutralisé en consommant beaucoup de verdure (légumes verts).

Sucres-protéine 

Les sucres ont un effet inhibitif sur la sécrétion du suc gastrique et sur l’activité de l’estomac. Cela entrave la digestion protéique. Les sucres sont digérés dans l’intestin grêle. Ils peuvent fermenter s’ils sont associés à d’autres aliments.

Sucres et amidon 

L’amidon pris seul commence sa digestion dans la bouche et se poursuit dans l’estomac. Les sucres sont digérés dans l’intestin grêle. Donc mélangés avec d’autres aliments, ils restent quelque temps dans l’estomac en attendant leur digestion. Ces aliments ont tendance à fermenter très vite à cause de la chaleur et de l’humidité. Lorsqu’il y a fermentation, il y a développement d’acide. Favorisez la consommation des sucres et de l’amidon lors de repas séparés.

Les melons 

Ils sont digérés dans l’intestin. Ils doivent être consommés seuls. Sinon, il y a de fortes chances de ressentir des gaz et des malaises dus à la chaleur.

Lait 

Se combine bien avec les fruits acides. Lorsqu’il pénètre dans l’estomac avec des fruits acides, il coagule et forme des grumeaux qui tendent à enrober les particules des autres aliments de l’estomac. Cela les isole du suc gastrique, ce qui empêche leur digestion jusqu’à ce que le caillé soit digéré. Si vous consommez le lait avec d’autres fruits, il est recommandé d’attendre une demi-heure.

Protéines 

Voici une liste d’aliments qui se combinent pauvrement aux protéines : betteraves, navets, potirons, carotte, salsifis, chou-fleur, chou-rave, rutabaga, fève, pois, topinambour, pomme de terre, patate douce. Légèrement amylacés, ces légumes trouvent leur place dans un repas farineux. Les haricots et les pois contiennent à la fois protéine et amidon, donc à consommer seul ou avec des végétaux verts.

Amidon 

Les sucres et l’amidon donnent de l’acidité dans l’estomac, ce qui mène à de la fermentation et à des malaises. Le bicarbonate neutralise l’acidité. Il est recommandé de manger un seul amidon par repas.

Fruits  

En général, les fruits passent rapidement dans la bouche et dans l’estomac pour être digéré au niveau de l’intestin. Mangez des fruits à un repas de fruits. Les légumes verts se marient bien avec les fruits oléagineux (noix) contrairement aux fruits amylacés (châtaignes, glands). Des légumes verts sont aussi recommandés avec des fruits mi- acides. Les fruits doux et les noix sont à éviter avec de la protéine. L’avocat, plus riche en protéines et en graisse, ne doit jamais être avec d’autres protéines. Il peut être mangé avec des fruits acides, mais pas avec des fruits doux. Pour les gens malades, éviter les fruits doux et fortement acides.

Le système digestif est adapté à la digestion des combinaisons naturelles, mais il ne dispose des autres combinaisons qu’avec difficulté. En conclusion, mangez des fruits le matin, un repas d’amylacé le midi et un repas de protéines le soir.

Évitez les inconforts

Les personnes qui ballonnent facilement parce qu’elles font des gaz devraient surtout surveiller les combinaisons qu’elles font avec les sucres. En outre, il est recommandé d’attendre 90 minutes si des sucres ont été ingérés avant de manger autre chose afin qu’ils soient bien digérés et qu’ils ne causent pas de ballonnements. Concernant la fermentation des sucres, les gaz produits ne dégagent pas d’odeur nauséabonde et offensante. C’est plutôt lors de la putréfaction de protéines que les odeurs désagréables se produisent, de même que pour les selles qui empestent.

Dans certaines situations, une simple réduction de leur apport en protéines peut suffire à corriger le problème. Toutefois, dans la majorité des cas, il est préférable de s’assurer de mieux combiner les aliments riches en protéines.

Recommandations pour une bonne digestion

Portez une grande attention à la mastication. La digestion de la protéine peut atteindre 4 heures, pour les hydrates de carbone-amidon, c’est 2 à 3 heures. Les avocats ont besoin de 2 heures et 45 minutes, l’herbe de blé, c’est 15 à 30 minutes.  Les fruits acides nécessitent 60 à 90 minutes, les melons, 15 à 30 minutes, légumes 2 à 3 heures, fruits légèrement acides 90 minutes à 2 heures, fruits sucrés, 3 à 4 heures. Pour terminer, les fruits séchés sont à faire tremper environ 4 heures avant d’être manger pour mieux les digérer.

La digestion de liquide exige environ 15 à 30 minutes. La tomate bien mûrie aide le foie à éliminer les dépôts de graisse. Les fraises bien mûries débarrassent les muscles et les graisses de leurs résidus.

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Patrick Ste-Marie Coach santé, naturopathe, entraîneur