La naturopathie n’est pas de l’homéopathie

La naturopathie existe depuis plus d’un siècle, ce n’est pas de l’homéopathie ou de l’acupuncture.

Dans cet article, nous allons développer davantage sur la naturopathie et expliquer pourquoi cette science n’est pas de l’homéopathie ou de l’acupuncture.

La Naturopathie :

La naturopathie est mal comprise, parce qu’elle se présente sous plusieurs facettes, qui sont parfois mal définies. Souvent considérée comme une approche trop vague, on lui reproche d’emprunter à d’autres disciplines des éléments fondamentaux, dont l’acupuncture et l’homéopathie. En effet, ces approches peuvent être utilisées par les naturopathes, ces disciplines ont leur mérite, mais elles n’ont rien à voir avec la naturopathie.

La naturopathie est née aux États-Unis. Benedict Lust, un immigrant allemand, a fondé à New York l’American School of Naturopathy en 1902. La pratique s’est développée et une association a été crée en 1919, l’Américan Naturopathic Association. Le mot « Naturopathie » a été créé par l’Allemand John H. Scheel, en 1895. Le terme est formé des mots nature et path qui signifient « le sentier de la nature ». Monsieur Scheel a voulu donner un nom à cette réalité selon laquelle, la santé ne peut que découler que du respect de la nature. Benedict Lust a adopté ce mot, qui rejoignait son approche en matière de santé.

Au Canada, on retrouve plusieurs approches naturopathiques. L’approche des naturopathes anglophones est influencée par celle des Américains. Les francophones s’inspirent des Européens. Le Collège des Naturopathes du Québec avec son approche Hygionomiste, met essentiellement l’accent sur la gestion des habitudes de vie. Ils analysent le mode de vie dans son ensemble et font des suggestions visant à modifier les mauvaises habitudes de vie.

L’Hygionomie :

Les Hygionomistes tiennent compte de tous les facteurs naturels de santé, en fonction de la condition du patient. Ils plongent l’organisme des patients dans des conditions propices à leur guérison. Il n’y a que les cas de dévitalisation profonde et de détérioration tissulaire avancée qui ne peuvent être guéris. Personne ne peut évaluer ces cas avec précision et décider que la situation est irréversible. Il est toujours sage de provoquer la guérison en faisant appel à l’application correcte des facteurs naturels de santé, quitte à recourir en même temps à d’autres approches thérapeutiques pour les cas jugés plus sérieux.

Voici les principes d’un mode de vie sain selon l’approche Hygionomiste :

  • Respirer de l’air pur
  • Boire de l’eau pure
  • Prendre suffisamment de soleil tout en évitant les brûlures
  • Ne consommer que des aliments sains
  • Faire suffisamment de l’exercice physique
  • Se reposer, dormir, relaxer
  • Prendre soin régulièrement de sa propreté externe
  • Avoir des pensées positives, une attitude confiante et être enthousiaste face à la vie

L’Homéopathie, selon Passeport santé :

Créée au début du XIXe siècle par Samuel Hahnemann, elle repose essentiellement sur :

  • La loi de similitude. Similia similibus curentur, le semblable guérit le semblable. Ce principe, qui remonte à Hippocrate, veut qu’une substance qui provoque un groupe de symptômes chez une personne en santé, puisse guérir une personne malade, chez qui se manifeste le même groupe de symptômes. C’est ce principe qui a donné son nom à l’homéopathie, des mots grecs homéo et pathos signifiant respectivement « similaire » et « maladie ou souffrance ».
  • Loi de l’individualisation. En homéopathie, on soigne l’individu malade et non la maladie. Pour ce faire, on recherche les symptômes les plus idiosyncrasiques chez une personne, en tenant compte de tous les aspects qui la caractérise, physique, physiologique, mental, psychique, hérédité, etc. On fait une image globale avec les symptômes uniques à l’individu.
  • Le procédé des hautes dilutions. La théorie homéopathique allègue que la dilution et la « dynamisation » d’un remède peuvent en potentialiser les effets curatifs. Les remèdes homéopathiques sont dilués plusieurs fois dans de l’eau ou dans un mélange d’eau et d’alcool. On ne trouve habituellement plus de trace chimique des molécules qui composent la substance originale. Entre les dilutions successives, on administre au remède une série de secousses (appelées succussions dans le jargon des homéopathes) dans le but de le « dynamiser ». Cette dynamisation serait absolument essentielle à l’efficacité du produit.

L’Acupuncture, selon Passeport santé :

L’acupuncture est l’une des cinq branches de la médecine traditionnelle chinoise (MTC), avec la diététique chinoise, la pharmacopée chinoise (herbes médicinales), le massage Tui Na et les exercices énergétiques (Qi Gong et Tai-chi). L’acupuncture se base sur une approche énergétique et holistique. Selon la pensée médicale orientale, elle agit sur le Qi (prononcer tchi) qui circule dans le corps par la voie des méridiens. Des aiguilles insérées à la surface de la peau stimulent des points d’acupuncture précis afin de régulariser le Qi, ainsi que des fonctions physiologiques, organiques et psychiques ciblées.

Cela permet de renforcer les processus d’autorégulation et de guérison qui se mettent normalement en branle lorsque l’organisme subit une agression (causée par un virus, un stress, une blessure, etc.). Il existe une cartographie détaillée des points d’acupuncture et des méridiens ainsi que de leurs rôles pour rétablir la santé et l’équilibre du patient.

La naturopathie, l’homéopathie et l’acupuncture sont trois approches différentes, qui peuvent s’entrecroiser, mais elles sont indépendantes les unes des autres. La Naturopathie est une source d’inspiration qui apporte beaucoup de bien dans ma vie. C’est pour cette raison que je désire vous transmettre ses bienfaits.

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Patrick Ste-Marie Coach santé, naturopathe, entraîneur